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	<title>2064</title>
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	<description>C'est donc rien qui parle et qui dit :</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 07:19:32 +0000</pubDate>
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		<title>une semaine</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 22:45:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L&#8217;autre n&#8217;y est pour rien dans tout cela. Je suis le seul à oublier mes lacets, à laisser délacer et trainer sur la moitié du chemin. J&#8217;apprend à ne pas trébucher même si une fois par semaine, je tombe, je découvre de près à quoi ça ressemble quelqu&#8217;un d&#8217;autre. Mais ces mots, cette façon d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;autre n&#8217;y est pour rien dans tout cela. Je suis le seul à oublier mes lacets, à laisser délacer et trainer sur la moitié du chemin. J&#8217;apprend à ne pas trébucher même si une fois par semaine, je tombe, je découvre de près à quoi ça ressemble quelqu&#8217;un d&#8217;autre. Mais ces mots, cette façon d&#8217;être vu de loin parce qu&#8217;il y a cette ombre folle dont je m&#8217;approche sans oser l&#8217;affronter, que j&#8217;ai appris à aimer.</p>
<p>Une envie de crier ni par haine, ni par désespoir, ni par peur, ni d&#8217;effroi, ni de terreur, ni d&#8217;aucune chose que cette sensation au creu du ventre. Plus j&#8217;écris, plus il y a de chances que tu me trouves indirectement dans ton discours, non ?
</p>
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		<title>Seuil</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jul 2007 23:49:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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Et elle me regarde avec des yeux émerveillés et je vois que ça y est, je lui ai encore fait plaisir, je lui ai encore donné un perle pour sa collection de perles et je peux vous dire, Votre Honneur, que c&#8217;est ce qui nous énerve le plus Frank et moi chez notre maman : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Et elle me regarde avec des yeux émerveillés et je vois que ça y est, je lui ai encore fait plaisir, je lui ai encore donné un perle pour sa collection de perles et je peux vous dire, Votre Honneur, que c&#8217;est ce qui nous énerve le plus Frank et moi chez notre maman : elle est tout le temps en train de nous prendre en photo dans sa tête ou de nous enregistrer avec son magnéto mental pour pouvoir soupirer plus tard à la beauté de ses souvenirs. On peut devenir fou comme ça, vous comprenez ? <em>On est jamais juste là</em>, il faut toujours s&#8217;extasier devant le fait d&#8217;être là. C&#8217;est pourquoi avec Frank on fait plein de choses pour être </em>juste là</em>, sans pensées ni rien. comme je vous l&#8217;ai expliqué au début, maman dit qu&#8217;on est rien soi-même tout seul, qu&#8217;on est fait de bric et de broc, chacun selon ce qu&#8217;il a vu et vécu au cours de sa vie, notre tête est remplie de toutes les phrases des autres qu&#8217;on a lues ou entendues et moi j&#8217;ai horreur de cette idée, <em>je veux être seule</em>, mais d&#8217;après maman ça veut rien dire être seul, on peut même pas penser le mot seul tout seul parce que c&#8217;est un mot et chacun pas inventer le langage pour lui-même, c&#8217;est impossible, rien que pour dire <em>je</em> il faut appartenir à toute une vieille civilisation. Elle dit qu&#8217;on est comme des planètes lancées sur des trajectoires, absorbant et reflétant la lumière les unes des autres, entrant en collision, en interaction et en fusion les unes avec les autres, qu&#8217;on le veuille ou non, on est des bouts de matière qui se précipitent à travers le temps en se transformant sans cesse, et la seule différence entre nous et les autres bouts de matière c&#8217;est que nous on est conscients de notre voyage et on s&#8217;en étonne, du coup on peut le raconter aux autres et ça fait des histoires, de l&#8217;Histoire : tu me racontes ta vie, je te raconte la mienne, ta vie fait désormais partie de la mienne et inversement, ce que tu me dis s&#8217;intègre à moi, se mélange à moi, aussi intimement que le langage lui-même, qui n&#8217;est pas à moi mais sans lequel je ne serais pas moi, je ne serais rien ; il m&#8217;est venu des autres, des millions d&#8217;autres dans une longue chaîne ou plutôt un dense réseau de chaînes qui remontent aux brumes de la préhistoire. Ainsi, dit maman, seconde après seconde et siècle après siècle, depuis les troglodytes jusqu&#8217;aux cosmonautes, les mots humains circulent sur Terre, les idées aussi, les histoires aussi, et tout ça forme la nourriture avec laquelle on fabrique nos esprits un peu comme on fabrique notre corps avec du lait. Etre humain, dit maman, c&#8217;est faire partie de cette prodigieuse circulation de mots et d&#8217;idées et d&#8217;histoires qui a commencé il y a des millénaires et qui ne s&#8217;arrêtera que quand les flammes du soleil seront éteintes, ou quand on aura réussi à pulvériser notre précieuse planète bleue et verte pour en faire un milliard de petites planètes nouvelles et silencieuses.</p>
<p><cite>Fiona, Une adoration, Nancy Huston</cite>
</p></blockquote>
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		<title>Pen</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jul 2007 00:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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		<description><![CDATA[En toute ludologique, une partie terminée ne devrait pas avoir d&#8217;effets sur les suivantes, les précédentes et les contemporaines. Cependant, il faut croire que la phénoménologie de l&#8217;esprit n&#8217;est pas disposée à suivre les règles du jeu. C&#8217;est assez pénible d&#8217;écrire sur une défaite qui bouscule le plateau en cours par un simple jeu d&#8217;ombre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En toute ludologique, une partie terminée ne devrait pas avoir d&#8217;effets sur les suivantes, les précédentes et les contemporaines. Cependant, il faut croire que la phénoménologie de l&#8217;esprit n&#8217;est pas disposée à suivre les règles du jeu. C&#8217;est assez pénible d&#8217;écrire sur une défaite qui bouscule le plateau en cours par un simple jeu d&#8217;ombre. Je voudrais arrêter de penser la chute d&#8217;un pion, dire que j&#8217;ai mis en scène assez de signes pour faire comme si il n&#8217;y avait plus rien de possible. La partie est terminée, je ne veux plus y penser, plus y passer de temps, ne pas repasser par les mêmes chemins. Dans le monde des chemins symboliques, contrairement à ceux de la forêt, plus le passage est usée et moins il se transforme en sentier, en lieu balisé. J&#8217;ai peur de couper le fil d&#8217;exécution de ce scénario. Déjà qu&#8217;à portée de la conscience et du regard, je n&#8217;arrive toujours pas à le faire taire ni se terminer, je suis tout simplement terrifié à l&#8217;idée de m&#8217;en détourner. J&#8217;ai peur que les acteurs ne mènent leur propre vie et prennent une place tellement considérable ce qui les rendrait à nouveau visible mais surtout cruciaux et centraux. L&#8217;espace de mon cerveau est trop petit pour contenir ceux là. Comment est-ce possible pour un esprit de penser à deux choses simultanément alors que le temps reste unique ? Comment faut-il alors compter le temps de vie ?</p>
<p>Pourtant. Je ne peux faire semblant, je nie mes principes car il suffirait de quelques mots, quelques explications pour rendre plus commodes la distances et l&#8217;éloignement relationnels alors que l&#8217;espace physique de nos allers et venus ne sont pas non plus assez prodigieux pour que l&#8217;esquive ne structurent pas nos pas. Il faudrait arrêter de payer les personnages et qu&#8217;ils arrêtent de s&#8217;agiter et de créer les mouvements rendant vivant le réseau des transports individuels.</p>
<p>Ca me rend fou et pourtant je voudrais mener une autre dans une danse.
</p>
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		<title>Waves</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2007 18:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Music had stirred him like that. Music had troubled him many times. But music was not articulate. It was not a new world, but rather another chaos, that is created in us. Words ! Mere words ! How terrible they were ! How clear, and vivid, and cruel ! One could not escape from them. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Music had stirred him like that. Music had troubled him many times. But music was not articulate. It was not a new world, but rather another chaos, that is created in us. Words ! Mere words ! How terrible they were ! How clear, and vivid, and cruel ! One could not escape from them. And yet what a subtle magic there was in them ! They seemed to be able to give a plastic form to formless things, and to have a music of their own as sweet as that of viol or of lute. Mere words ! Was there anything so real as words ?</p>
<p><cite>O. Wilde, The picture of Dorian Gray</cite></p></blockquote>
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		<title>Le froid et tout ça</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Nov 2006 22:31:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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		<description><![CDATA[1.21 Quelque chose peut isolément avoir lieu ou ne pas avoir lieu, et tout le reste demeurer inchangé.
TLP, L. Wittgenstein
Malgré ma guerre contre le règle règne de l&#8217;Espérance, je crois que je n&#8217;ai jamais jamais eu autant d&#8217;espoir dans un énoncé philosophique tel que celui-ci et que je ne pensais pas être surpris en flagrand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>1.21 Quelque chose peut isolément avoir lieu ou ne pas avoir lieu, et tout le reste demeurer inchangé.</p>
<p><cite>TLP, L. Wittgenstein</cite></p></blockquote>
<p>Malgré ma guerre contre le <del>règle</del> règne de l&#8217;Espérance, je crois que je n&#8217;ai jamais jamais eu autant d&#8217;espoir dans un énoncé philosophique tel que celui-ci et que je ne pensais pas être surpris en flagrand délit en ouvrant cet ouvrage à ce moment donné. Maintenant souligné et accompagné d&#8217;un petit commentaire : « Quelque chose peut-il réellement avoir lieu isolément ? » C&#8217;est bien parce que la description du TLP est sans le Temps qu&#8217;elle ne voit pas ce genre de problème. Le paradoxe est que ce sont peut être les choses que l&#8217;on pourrait croire les plus inconséquentes qui ont le plus de conséquences. Une raison de plus pour accorder de l&#8217;importance aux petites choses et d&#8217;ignorer ce qui prend tant de temps.
</p>
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		<title>Antre</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Nov 2006 22:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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		<description><![CDATA[
— Alors que dois-je écrire au capitaine ? s&#8217;écria Édouard, car il faut que je m&#8217;y mettre sur-le-champ.
— Une lettre calme, raisonnée, consolante.
— Autant dire rien du tout ! reprit Édouard.
— Et cependant, dans bien des cas, répondit Charlotte, il est nécessaire et amical d&#8217;écrire des riens plutôt que de ne rien écrire.
Goethe, Les affinités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
— Alors que dois-je écrire au capitaine ? s&#8217;écria Édouard, car il faut que je m&#8217;y mettre sur-le-champ.<br />
— Une lettre calme, raisonnée, consolante.<br />
— Autant dire rien du tout ! reprit Édouard.<br />
— Et cependant, dans bien des cas, répondit Charlotte, il est nécessaire et amical d&#8217;écrire des riens plutôt que de ne rien écrire.</p>
<p><cite>Goethe, Les affinités électives</cite>
</p></blockquote>
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		<title>Autre</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Nov 2006 22:34:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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		<description><![CDATA[Il y sans doute des choses intéressantes à raconter ou à écrire depuis qu&#8217;une connexion décente au réseau s&#8217;est installé chez moi mais je crois bien que les chemins du silence me plaîsent. Ce n&#8217;est pas comme si je ne disais plus rien mais bien plus que je n&#8217;arrive plus à faire parler ce rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y sans doute des choses intéressantes à raconter ou à écrire depuis qu&#8217;une connexion décente au réseau s&#8217;est installé chez moi mais je crois bien que les chemins du silence me plaîsent. Ce n&#8217;est pas comme si je ne disais plus rien mais bien plus que je n&#8217;arrive plus à faire parler ce rien qui pour me contredire ne fait que croître dans l&#8217;expansion du manque (de temps surtout, le reste va plus que bien).</p>
<p>Je dois me confesser, j&#8217;ai écris beaucoup de lettres sans jamais en faire part aux destinaires. C&#8217;est un exercice troublant, j&#8217;aime à croire que c&#8217;est l&#8217;inverse strictement de ces guignolades d&#8217;écritures intimes qui s&#8217;exposent sans l&#8217;avouer mais toujours avec cette arrière-pensée que ce qui est fait pour être écrit est fait pour être lu. Je préfère donc détruire ces correspondances plutôt qu&#8217;autre chose, c&#8217;est une simulation rituelle qui remplace bien d&#8217;autres rites de comédiens. Je m&#8217;en contente et puis &#8230; J&#8217;espère voir survivre ceux qui font de même. Ranger ou brûler, les textes fonctionnent alors de la même manière. Quand on a des idées ou l&#8217;intention d&#8217;en avoir, c&#8217;est simplement criminel de dilapider les possibilités d&#8217;écrire et de croire que toute la littérature peut tenir en un seul lieu, que tout est littéraire au détriment des idées claires. C&#8217;est donc tout autant un crime que de se taire parce que l&#8217;on ne dit rien ou que l&#8217;on veut trop dire en une seule fois. L&#8217;urgence n&#8217;est pas dans le nombre de mots, vite et beaucoup,  mais dans la mise à nu par la difficulté de la multiplication des styles.
</p>
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		<title>Dent</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Sep 2006 08:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les bourdonnements sont revenus. Le symptôme n&#8217;est qu&#8217;un compromis. J&#8217;ai du lire ça dans de la littérature psy ou patho. Les signes sont regroupés la descente de grandes rues en regardant béatement l&#8217;alignement des lampadaires, se réjouir de l&#8217;étrange bruit sourd de la circulation parisienne et, dans d&#8217;autres circonstances avoir cette étrange impression qu&#8217;il manque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les bourdonnements sont revenus. Le symptôme n&#8217;est qu&#8217;un compromis. J&#8217;ai du lire ça dans de la littérature psy ou patho. Les signes sont regroupés la descente de grandes rues en regardant béatement l&#8217;alignement des lampadaires, se réjouir de l&#8217;étrange bruit sourd de la circulation parisienne et, dans d&#8217;autres circonstances avoir cette étrange impression qu&#8217;il manque une image sur deux comme si le film avait été réalisé avec un appareil photo. Le temps, devenu minuscule, m&#8217;a été volé mais je crois que ça remonte à bien plus longtemps que cela. C&#8217;est comme s&#8217;il ne s&#8217;était rien passé depuis cet <a href="http://cendres.net/netword/listes/lectureshiver2005">hiver</a>. Quand on me pose la question, je répond généralement évasivement qu&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;à aller voir du côté de la bibliographie de <a href="http://jdr.cendres.net">mon autre vie</a>. Mais en réalité, je me souviens de choses donc quelque chose à s&#8217;effacer ou à se faire disparaître (les images ?). J&#8217;ai vu d&#8217;autres personnages mais tout s&#8217;agite comme pour me faire croire qu&#8217;ils ne sont que fiction. J&#8217;ai par exemple lu <em>Anne ou quand prime le spirituel</em>. Le roman m&#8217;a beaucoup plu et je pourrais certainement en faire une synthèse comme j&#8217;en ai l&#8217;habitude par la copie. Non pas que je me pense au niveau de Momone mais simplement parce que c&#8217;est ça l&#8217;effet de la bonne littérature quand les mots commencent  à traverser le quotidien du lecteur.</p>
<p>J&#8217;éprouve cependant un dégoût profond pour ceux qui prétendent savoir ce que veulent dire lire et écrire. J&#8217;ai l&#8217;intime conviction que je ne saurais jamais ce qu&#8217;est l&#8217;écriture et la lecture et c&#8217;est pour cela que je me permet d&#8217;y dépenser une énergie folle. L&#8217;écriture ne devient torture que dans la négation de cette énergie, autrement dit dans la tension que l&#8217;on peut éprouver face aux vides du langage.</p>
<p>Donc après en avoir fini avec <em>Anne</em>, je me suis rendu à Sainte-Geneviève et son ambiance Richelieu plutôt qu&#8217;à « <em>la Nationale</em> », dans sa version récente, qui est un peu mon chez moi en ce moment. J&#8217;y ai retrouvé cette ambiance à base de table en bois et de chuchottements. Ca n&#8217;a durer que trente minutes parce que c&#8217;est simplement insoutenable de n&#8217;avoir que la moitié de l&#8217;image.
</p>
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		<title>La synthèse arrivera un autre jour</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Aug 2006 08:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Finalement, j&#8217;ai fini et puis &#8230;

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, j&#8217;ai fini <em>et puis &#8230;</em>
</p>
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		<title>Couloir</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Aug 2006 22:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N. Swith</dc:creator>
		
	<category>Uncategorized</category>
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		<description><![CDATA[Depuis que la philosophie existe en tant que genre littéraire, elle recrute ses partisans par des écrits contagieux sur l’amour et la sagesse. Elle n’est pas seulement un discours sur l’amour de la sagesse - elle a pour but de susciter cet amour. La raison pour laquelle la philosophie est restée virulente depuis ses débuts, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Depuis que la philosophie existe en tant que genre littéraire, elle recrute ses partisans par des écrits contagieux sur l’amour et la sagesse. Elle n’est pas seulement un discours sur l’amour de la sagesse - elle a pour but de susciter cet amour. La raison pour laquelle la philosophie est restée virulente depuis ses débuts, il y a plus de 2 500 ans, tient à sa faculté de créer des amitiés par le texte. Elle s’est transmise de génération en génération, telle une lettre-relais, en dépit des erreurs de copie, et peut-être même grâce à elles, captivant copistes et interprètes.</p>
<p><cite>P. Sloterdijk, <a href="http://multitudes.samizdat.net/Regles-pour-le-Parc-humain.html">Règles pour le Parc Humain</a></cite></p></blockquote>
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