Le réveil à sonnettes n’a pas fonctionné, à la place, j’ai eu le droit au mal de tête de l’agent double. Je m’y attendais depuis samedi matin, depuis que mon voeu, officieux mais définitif, d’entropie. À longueur d’observation d’astres lumineux dont la vitesse ne fait que m’affoler, il a bien fallu que je me décide et comme je ne sais pas à quoi ressemble les affreux dragons irlandais, le choix a été plutôt rapide. L’agir double, c’était la promesse de pouvoir échapper au temps sans chercher à rentrer dans un jeu de plus, seulement en y mettant fin. C’est la possibilité de faire une seule chose avec un seul signe mais une double intension. Pour chaque geste au moins deux mondes. Ne pas savoir qui. Ne pas savoir si celui qui comprend n’est pas celui qui dit. Ne pas savoir qui comprendre. Ne pas savoir qui est qui. Ne pas savoir si qui est qui a une réponse. Ne pas savoir qui est une réponse. Donc je ne sais pas si c’est un effet à rebours ou seulement parce qu’hier soir j’ai trahi ma nouvelle étiquette d’entropologue (en aucun cas entroponaute) en expliquant que le Hasard n’existait pas mais qu’il existait des signes et qu’il n’y avait que nous pour savoir quoi en faire. Punition : Une moitié de nuit à penser aux lignes et à la matière noire ; l’autre moitié n’était qu’une tiers. Le matin, je reprend mon secret publié, lecture et fermeture. Pourquoi toujours les mêmes rimes ? Je ne suis peut être pas près pour mon langage en révolution.