Ne pas tourner. Sans savoir comment, un seul souvenir : « je ne regrette jamais rien ». A partir de ce moment là, contre toute volonté mutuelle, je crois bien avoir commencé à transformer toutes nos séries en un passé inconditionnel. Sans attendre, jamais le faire, le temps passe et deviens ce que tu es. Au fond, j’espère avoir assez de degrés pour faire au moins un demi-tour mais même avec notre micro-climat je n’ai de quoi que frotter les couloirs étroits. Retourner l’angle et voir cette scène insupportable qui se répète à l’infini. La droite des étoiles parisiennes accrochées à leur mâts bien alignés. Le pas lent sans hésitation sans flêche à éviter, sans haume à chérir. Je me retournais avant pour voir que tu ne le faisais pas, que tu avais raison. Puis la disparition et cette sensation d’asymétrie, le nombre de virages est fini et défini à l’avance. Détruire l’arrière-garde de nos pensées n’est pas suffisant, il reste encore à trouver ce futur qui nous conditionne dans lequel nous ne savons nous avancer. Nous ne faisons que nous manquer, cette première personne qui vient après les trois solitudes. Immuable constante entre nous. Autant que tu n’es plus le temps, il ne passe rien. Constance ou romance, je ne sais pas choisir entre les deux j’essaie de ne pas trahir.